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Une aventure dans l'aventure.

Écrire un roman est une aventure incertaine. Une aventure dans l’Aventure.

Il faut s’y plonger durant de longs mois, sans retenue ni calcul, en essayant de se convaincre que le fruit de notre imaginaire intrépide présentera de l’intérêt pour autrui. Ce n’est pas si évident que ça peut en avoir l’air. Comme dans toutes les aventures, il y a des péripéties, des changements de cap, des colères, des renoncements (parce que choisir c’est renoncer), des pâquerettes, des moments de grâce aussi parfois, mais pour la réussite de l’entreprise il ne vaut mieux ne pas trop s’y attarder.

Ensuite, il faut un éditeur. Un bon. Cette entreprise-là aussi est incertaine. Il y a beaucoup d’auteurs talentueux qui n’ont pas cette chance, alors je ne remercierai jamais suffisamment Prisma-Média et Les Nouveaux Auteurs de croire en moi depuis maintenant plus d’un an.

Il faut se mettre à nu. Tout nu ! Ni feuille de vigne, ni aucun autre artifice ne sont possibles. Nu comme un ver et devant tout le monde en plus : « alors… Qu’est-ce que vous en pensez ? ». Et puis, il y a un petit vent frais, on n’a pas chaud tout de suite... La question parait anodine, mais les réponses ne le sont pas. Ce sont des milliers d’heures de travail, d’arrachage de cheveux et beaucoup de soi qu’on soumet à appréciation.

D’abord les amis, les proches, l’éditeur, puis on élargit le cercle… c’est le crash-test.

Lorsque cette étape est positive, vient l’heure de « polir » les mots, les phrases, les idées, on supprime ce qui est superflu (même quand c’est bon, argh mon cœur…), on accélère ou on ralentit le rythme pour donner de la musicalité à l’écriture, comme un compositeur joue avec les temps et la mesure pour trouver la meilleure harmonie.

Enfin, après des rivières d’échanges et de discussions, lorsqu’on a tellement relu et corrigé son texte qu’on le connaît presque par cœur, arrive le jour J !

Le grand, celui où on se met sur son 31. Il faut être présentable, pour présenter.

 Chers Lecteurs et chers Amis, j’ai le plaisir de vous informer que mon second roman, « Cléa », sera disponible en librairie à partir du jeudi 13 juin (c’est la dernière ligne droite. J-9, 8 dodos

).

 

Dans les familles, il y a souvent un mouton noir. Un membre de l’arbre généalogique qui ne s’adapte pas tout à fait aux normes du groupe. Qui va aller, consciemment ou non, à l’encontre du chemin tracé. Ces moutons égarés créent parfois de nouvelles branches pleines de vie et de fleurs. Dans la nature, c’est grâce à elles que l’arbre renouvelle ses racines. Lorsque l’arbre n’en produit plus, alors rapidement, il meurt. C’est la rébellion des branches insoumises qui lui permet de s’épanouir. C’est la même chose dans une famille.

La mémoire du temps.

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Un auteur à la page

Entretien pour MGBooks - Photos : © Nathalie Vergès

Bonjour Frank, 

Tu es notre premier invité, un grand merci de t'être prêté au jeu des questions/réponses. Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas ?

J’habite dans le sud des Landes depuis 2014. Je suis formateur et coach en management. Et Romancier aussi, le soir. C’est un assemblage qui peut paraître assez original, vu comme ça, mais qui finalement, me ressemble assez bien.


Quel genre de lecteur es-tu ?

Ça dépend les périodes. Le temps d’écriture empiète de beaucoup sur le temps de lecture. Je crois que c’est un problème que connaissent beaucoup d’auteurs. Je dois lire une dizaine de livres par an, en plus de ceux qui me servent à alimenter mes propres intrigues.


Avec quel auteur prendrais-tu un verre et pourquoi ?

Hormis ceux avec qui j’ai déjà le privilège de prendre des verres de temps en temps, je dirai Frédéric Lenoir (parce qu’il a donné un éclairage différent à ma vie), Ken Follett (il me fascine), Antoine de Saint-Exupéry (car il a aidé l’adolescent que j’étais à devenir un type bien, enfin je crois) et Charles Darwin.


Tu utilises un marque page ou tu cornes les pages ?

En général j’utilise des marques pages.


L'objet le plus insolite utilisé comme marque page ?

Je suis globalement un garçon assez conventionnel, alors j’utilise des marques pages conventionnels. Peut-être une fois ou deux, une feuille de papier toilette…


Quel livre aurais-tu aimé avoir écrit ?

La bible !


Quel est ton 1er souvenir de lecture ?

Ce sont beaucoup de BD. Quand j’étais petit, j’adorais AstérixLucky LukePifRahanLes pieds nickelés… j’en lisais plein. Ça a longtemps été mon unique univers littéraire. La littérature, la vraie, m’est venue un peu après l’adolescence avec les romans d’Antoine de Saint-Exupéry et de Tennessee Williams. Avant eux je n’avais pas conscience qu’on pouvait écrire des choses aussi belles.

Quel est le livre sur ta table de nuit en ce moment ?

J’ai terminé hier Jeu de Dames, de mon ami Nicolas Druart. J’ai beaucoup aimé, c’est un garçon très talentueux. Le prochain sera probablement La vie secrète des écrivains, de Guillaume Musso. C’est l’une de mes amies qui me l’a prêté, il y a déjà longtemps, et il faut que je lui rende sinon elle va venir me faire une tête en carré.


Quel est ton dernier coup de cœur littéraire ?

J’ai bien aimé « J’irai tuer pour vous » d’Henri Loevenbruck. C’est vraiment très bien.


Combien as-tu écrit de livres avant d'oser en envoyer un à un éditeur ?

Aucun. Le chaînon manquant est mon premier roman. Je l’ai fait publier à compte d’auteur en mai 2017 (aux éditions Jet d’Encre). Je l’ai inscrit ensuite pour le Grand Prix Femme Actuelle en fin d’année. Il a remporté le Prix en avril 2018 (la même promotion qu’Emilie Riger Collins), devant 520 autres romans. Après j’avais deux éditeurs, Les nouveaux auteurs et Prisma Média.


Quel type de roman n’arrives-tu pas à lire ?

Aucun type. Je pense qu’un roman bien écrit, quel que soit son sujet, peut intéresser tout le monde. J’aime bien l’idée de lire des genres très différents.


Auteur-Chat ?

Of course !


Lecture dans un canapé ou sous un arbre ? 

Pourquoi choisir ?


Quel livre relis-tu régulièrement ?

Je relis très rarement les livres. Mais lorsque cela m’est arrivé, j’ai eu des ressentis très différents de mes souvenirs. Je pense que l’émotion dépend de la qualité du livre, évidemment, mais aussi du moment où on le lit dans sa vie. De son âge, de son état d’esprit à ce moment-là.

Quel livre n'as-tu jamais pu finir ?

Il y en a énormément. Je ne suis pas quelqu’un qui se force plus de 30 ou 40 pages. Si je n’accroche pas à l’intrigue, aux personnages, au style, à quelque chose…, j’abandonne ! Parfois je pense que ça vient de moi, de mon humeur, mais c’est comme ça. Pour moi la lecture est uniquement un plaisir, si ça ne vient pas je ne force pas très longtemps. Du coup, il y a bien 1 livre sur 3 ou sur 4 que j’abandonne en rase campagne. Ça fait un paquet d’éconduits…


Le plus beau compliment qu'on t'ait fait sur tes romans/toi en tant qu'écrivain ?

Tous les compliments sur mes romans me font un plaisir incroyable, quels que soient les mots utilisés pour le dire. Je ne me suis jamais habitué à ça. J’aime bien l’idée d’embarquer les lecteurs dans des univers dont ils ne soupçonnaient pas l’existence. Qu’ils se disent « whaou, je n’avais pas vu les choses comme ça ».


La question qu'on ne t'a jamais posée et que tu aimerais qu'on te pose ?

C’est bien vous qui avez validé le billet de loto avec les 5 bons numéros et le complémentaire ?


La question qu'on te pose systématiquement et qui t'horripile ?

Je ne vois pas. Il n’y a pas de question particulière qui m’horripile. Je n’aime pas trop quand mes chats miaulent à 5 heures du matin derrière ma porte, comme si leur vie en dépendait. Mais je ne sais pas si ça compte ?


Le truc le plus fou ou bizarre que l’on t’a demandé ou dit lors d’une dédicace ?

Un jour j’étais au Cultura de Toulouse Balma, avec la charmante et très drôle Coco Camel (Auteure de Le prince charmant est une arnaqueJe reste zenComment maigrir sans rien manger, etc…). Elle était sortie se dégourdir les phalanges quelques minutes lorsqu’une dame s’est présentée devant son stand. Visiblement pressée la dame. Elle regarde les livres de Coco, en prend un et me le tend. J’explique que je ne suis pas Coco, en lui montrant sa photo sur le présentoir, mais qu’elle va revenir rapidement. Elle m’a répondu que ce n’était pas grave, qu’elle n’avait pas le temps d’attendre en me demandant si je pouvais lui écrire un petit mot quand-même ? C’est la première et unique fois où j’ai fait une dédicace en P/0.

Peux-tu nous présenter ton dernier roman ?

La Mémoire du temps met en valeur deux femmes fortes, à des époques différentes. L’une, adolescente, en Allemagne en 1937 et l’autre parisienne de nos jours (la trentaine, critique gastronomique à la mode, mère de famille et épouse d’un romancier célèbre). Elles sont reliées ensemble par un fil mystérieux à travers le temps, qu’on va découvrir au fur à mesure, pour aboutir à un dénouement hors du commun.

Il y a beaucoup de rebondissements, un appel à réfléchir sur nos origines, sur ce que nous sommes réellement, sur ce qui nous anime de l’intérieur, notre « moteur interne », nos peurs inconscientes, sur l’inné et l’acquis. Il y a aussi des sujets secondaires qui ont une place importante, la montée du nazisme, les discriminations, l’hypnose, la psychanalyse et les ruptures familiales.

Le fil rouge de l’intrigue nous concerne tous : la transmission. Qu’est-ce que nous portons en nous de ceux qui nous ont précédés ? Parents, grands-parents, voir plus loin ? Est-ce qu’au-delà des critères génétiques, nous héritons également à la naissance d’une mémoire familiale ancestrale ? Des traumatismes du passé, ou des moments plus heureux, dont nous ne sommes pas conscients, mais qui peuvent influencer qui nous sommes et se révéler brutalement, à l’occasion d’un évènement exceptionnel. « Il est temps de rallumer les étoiles », disait Guillaume Apollinaire, c’est le point de départ de l’intrigue.